Une vie construite dans l’ombre
Dans certaines familles, l’amour se distribue de manière inégale. Il y a l’enfant brillant, admiré, applaudi à chaque réussite… et puis il y a l’autre. Celle qu’on tolère, qu’on critique, qu’on compare sans cesse.
J’ai grandi dans cette deuxième catégorie.
Pour ma mère, Béatrice, je n’étais jamais assez bien. Jamais assez rapide. Jamais assez intelligente. Toujours « en dessous » de ma sœur Chloé, son joyau, sa fierté, son reflet parfait.
Alors j’ai appris très tôt à me taire.
À travailler en silence.
À encaisser.
Ils ne savaient pas que pendant qu’ils me réduisaient à rien, je construisais tout.
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