Une solitude inattendue
Alors je n’ai rien dit.
J’ai pris les sacs. Tous les sacs.
Un par un, lentement, en essayant de ne pas montrer à quel point c’était difficile. Chaque pas me tirait dans le bas du dos. Mon souffle devenait court.
Mais je continuais.
Pas seulement pour prouver quelque chose.
Mais parce que j’avais compris, à cet instant précis, que je devais compter sur moi-même.
Ce soir-là, je me suis couchée avec une fatigue inhabituelle. Pas seulement physique.
Une fatigue émotionnelle.
Une nuit agitée
Je n’ai presque pas dormi.
Le bébé bougeait beaucoup. Trop.
Une inquiétude sourde s’installait, sans que je sache vraiment pourquoi.
Je me répétais que c’était normal. Que tout allait bien.
Mais au fond de moi, quelque chose n’était pas comme d’habitude.
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