Pour mes 69 ans, mon fils m’a offert une boîte de chocolats artisanaux. Un geste rare, presque inattendu, venant de lui. Thomas… mon fils unique, autrefois si proche, devenu au fil des années distant, presque étranger.
Ce matin-là, pourtant, j’avais ressenti quelque chose de différent. Une lueur d’espoir. Peut-être qu’il pensait encore à moi. Peut-être que tout n’était pas perdu.
Le coffret était magnifique. Du velours sombre, une finition élégante. À l’intérieur, douze chocolats soigneusement alignés, délicatement saupoudrés d’une fine poudre dorée. C’était le genre de cadeau que l’on admire avant même d’oser le goûter.
J’ai ressenti une émotion profonde. Un mélange de joie et de nostalgie.
Mais presque immédiatement, ce vieux réflexe s’est imposé à moi.
Celui de me priver.
« C’est trop beau pour moi », me suis-je dit.
Je vivais seule depuis des années. Les moments de plaisir semblaient toujours mieux adaptés aux autres… aux enfants, aux familles, aux rires partagés.
la suite dans la page suivante